Une dévaluation monétaire signifie qu'une devise perd de la valeur par rapport à une autre. Pour un franc suisse, on obtient alors par exemple moins de dollars américains ou d'euros qu'auparavant.
Sur un marché des changes à taux flottant, une devise peut se déprécier lorsque l'offre et la demande évoluent. Des taux d'intérêt plus bas, une conjoncture plus faible, une incertitude politique ou un changement des anticipations des actrices et acteurs du marché peuvent notamment en être la cause.
Une devise plus faible peut rendre les exportations d'un pays plus avantageuses à l'étranger et ainsi soutenir la compétitivité des entreprises locales. Dans le même temps, les biens et services importés deviennent plus chers, ce qui peut alimenter l'inflation. Avant de rejoindre la zone euro en 1999, l'Italie a d'ailleurs souvent eu recours à la dévaluation de la lire pour améliorer la compétitivité de ses exportations.
L'évolution des devises joue également un rôle important pour les investisseuses et investisseurs. Qui investit par exemple en actions américaines n'obtient pas seulement, du point de vue suisse, un rendement lié aux actions. L'évolution du dollar américain face au franc suisse influence également le résultat. Si le dollar se déprécie, cela peut annuler une partie du rendement obtenu.
Il convient de distinguer une dépréciation liée au marché d'une dévaluation ciblée. Dans un système de change fixe ou piloté par l'État, un gouvernement ou une banque centrale peut abaisser la valeur officielle d'une devise. Pour les devises à taux flottant, la dépréciation résulte en principe du marché lui-même.
Une dévaluation monétaire rend un pays plus avantageux pour les acheteuses et acheteurs étrangers. Pour la population locale, les produits étrangers peuvent en revanche soudainement paraître passablement chers.