La performance désigne l'évolution de la valeur d'un placement ou d'un portefeuille sur une période donnée. Elle montre comment le capital investi a évolué et s'exprime généralement en pourcentage.
Selon le placement, la performance inclut non seulement les gains et pertes de cours, mais aussi des revenus comme les dividendes ou les intérêts. Ce qui compte n'est donc pas seulement le résultat, mais aussi la manière dont il a été calculé.
Ce calcul devient particulièrement important pour les portefeuilles avec versements et retraits en cours de route. Le Time-Weighted Rate of Return mesure l'évolution de la valeur indépendamment du moment et du montant des flux externes. Le Money-Weighted Rate of Return, lui, tient compte du moment et du montant des versements ou retraits effectués, et peut donc davantage être influencé par le fait d'avoir investi juste avant une bonne ou une mauvaise phase de marché.
La période observée joue également un rôle. Lorsque la performance est mesurée depuis le début de l'année jusqu'à aujourd'hui, on parle de Year to Date, ou YTD.
Un chiffre de performance seul n'indique toutefois pas grand-chose sur la qualité d'un placement. Il faut pour cela une comparaison pertinente. Un benchmark sert de référence: si un portefeuille réalise 8 pour cent quand un benchmark comparable en réalise 6, la surperformance s'élève à 2 points de pourcentage. En dessous, on parle de sous-performance.
Le risque assumé compte tout autant. La volatilité mesure l'intensité des fluctuations d'un placement, tandis qu'un drawdown montre à quel point sa valeur est temporairement retombée par rapport à un sommet précédent.
Les coûts, enfin, comptent aussi. Frais de gestion, frais de transaction et autres charges réduisent le rendement et peuvent, sur un horizon de placement long, faire une différence considérable.
Une performance élevée semble séduisante à première vue. Mais elle ne devient vraiment parlante qu'avec trois questions supplémentaires: comparée à quoi, avec quel risque, et après quels coûts?