Un cygne noir est un événement rare, difficile à prévoir et aux conséquences considérables. L’expression a été popularisée par Nassim Nicholas Taleb, auteur et ancien praticien des marchés financiers.
Sur les marchés, un tel événement peut provoquer de violents mouvements de cours et remettre en cause des hypothèses de risque que l’on croyait solides. Tout krach n’est pas pour autant un cygne noir. Ce qui le définit, c’est qu’il se situe hors du champ des attentes normales et que sa portée était impossible à mesurer à l’avance.
Le concept montre aussi les limites des modèles statistiques. Les données historiques ne contiennent que ce qui s’est déjà produit. Les événements extrêmes et les ruptures structurelles ne se laissent donc guère déduire du passé. Une large diversification réduit la dépendance à un placement ou à un facteur de risque isolé, sans toutefois protéger complètement contre des mouvements de marché extrêmes. Les cygnes noirs rappellent que les marchés peuvent produire ce qu’aucun scénario de base n’avait prévu.