Un gain en capital survient lorsqu'un actif est vendu à un prix supérieur à celui de son achat. Qui achète par exemple une action à 100 francs et la revend plus tard à 130 francs réalise un gain en capital de 30 francs.
Pour les titres, le gain n'est en principe réalisé qu'au moment de la vente. Si le cours passe simplement de 100 à 130 francs sans que le titre soit vendu, il s'agit dans un premier temps d'une plus-value latente, non réalisée.
Pour les investisseuses et investisseurs en Suisse, le traitement fiscal est particulièrement intéressant. Les gains en capital sur la fortune mobilière privée sont en principe exonérés d'impôt. Cela les distingue notamment des dividendes, qui sont imposables en tant que revenu.
La situation peut être différente lorsqu'une personne n'est fiscalement plus considérée comme investisseuse privée, mais comme négociante professionnelle en valeurs mobilières. Les gains en capital peuvent alors devenir imposables.
Gain en capital et rendement ne sont d'ailleurs pas la même chose. Le rendement total d'un placement peut, en plus des gains de cours, également intégrer des distributions comme les dividendes.
Des gains en capital exonérés d'impôt comptent parmi les particularités les plus agréables du système fiscal suisse. Encore faut-il, bien sûr, qu'un gain soit effectivement réalisé.