Comment fonctionne le deuxième pilier en Suisse?
Le deuxième pilier correspond à la prévoyance professionnelle dans le système de prévoyance suisse. Avec la prévoyance étatique du premier pilier et la prévoyance privée du troisième pilier, il contribue à maintenir le niveau de vie après la retraite.
La prévoyance professionnelle est principalement régie par la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP).
Mais comment fonctionne concrètement le deuxième pilier? Combien l’employeur et l’employé versent-ils? Quel salaire est assuré? Et comment peut-on percevoir son avoir à la retraite?
En bref
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Le deuxième pilier correspond à la prévoyance professionnelle en Suisse.
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Les employés remplissant les conditions légales sont affiliés à une caisse de pension par l’intermédiaire de leur employeur.
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L’employeur doit financer au moins la moitié de l’ensemble des cotisations.
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Dans la partie obligatoire, les bonifications de vieillesse augmentent avec l’âge.
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En 2026, le seuil d’entrée LPP s’élève à 22 680 francs et la déduction de coordination à 26 460 francs.
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À la retraite, l’avoir peut généralement être perçu sous forme de rente, de capital ou d’une combinaison des deux, selon les dispositions applicables.
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Un retrait anticipé est possible dans certaines situations prévues par la loi, notamment pour l’acquisition d’un logement à usage propre ou le passage à une activité indépendante.
1. Comment les cotisations au 2e pilier fonctionnent-elles?
L’employeur s’occupe de l’affiliation de ses employés à une caisse de pension lorsqu’ils remplissent les conditions d’assurance obligatoire.
Les cotisations sont financées conjointement par l’employeur et les employés. La part de l’employé est généralement déduite directement du salaire.
Selon la LPP, la somme des cotisations de l’employeur doit être au moins égale à la somme des cotisations de l’ensemble de ses employés.
Pour la constitution de l’avoir de vieillesse obligatoire, les bonifications de vieillesse minimales dépendent de l’âge:
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Âge |
Bonification de vieillesse en % du salaire coordonné |
|---|---|
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25–34 ans |
7% |
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35–44 ans |
10% |
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45–54 ans |
15% |
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55 ans jusqu’à l’âge de référence |
18% |
Il s’agit des prescriptions légales minimales pour les bonifications de vieillesse. Une caisse de pension peut prévoir des prestations allant au-delà du minimum légal.
En plus des cotisations versées, l’avoir de vieillesse accumulé est rémunéré. Pour 2026, le taux d’intérêt minimal applicable à l’avoir de vieillesse LPP obligatoire s’élève à 1,25 pour cent.
2. Exemple de calcul: quelle rente après la retraite?
La future rente de caisse de pension dépend notamment du capital vieillesse accumulé et du taux de conversion applicable.
Prenons l’exemple de Mme Siegrist.
Elle a 49 ans et gagne 95 000 francs par an.
Minimum légal: prestations obligatoires
Supposons que son employeur propose une solution correspondant au minimum légal.
Sur son salaire annuel de 95 000 francs, le salaire maximal assuré dans la partie obligatoire de la LPP s’élève à 64 260 francs en 2026.
À 49 ans, la bonification de vieillesse correspond à 15 pour cent du salaire assuré.
Si l’employeur et l’employée financent cette bonification à parts égales dans cet exemple, la part mensuelle de Mme Siegrist s’élève à:
64 260 × 15% ÷ 2 ÷ 12 = environ 402 francs.
Avec une contribution identique de l’employeur, environ 804 francs sont crédités chaque mois au titre de l’épargne vieillesse.
Dans notre exemple simplifié, Mme Siegrist disposerait à la retraite d’un capital LPP d’environ 305 000 francs. Cette estimation tient compte du capital déjà constitué et de sa rémunération.
Avec un taux de conversion de 6,8 pour cent, ce capital correspondrait à une rente annuelle de 20 740 francs, soit environ 1 728 francs par mois.
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Montant |
|---|---|
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Salaire annuel |
95 000 francs |
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Salaire assuré |
64 260 francs |
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Bonification de vieillesse à 49 ans |
15% |
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Épargne mensuelle totale |
804 francs |
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Part de l’employée |
402 francs |
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Part de l’employeur |
402 francs |
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Rente mensuelle estimée |
1 728 francs |
Cet exemple est simplifié. La rente effective dépend notamment du règlement de la caisse de pension, de l’avoir accumulé, de la rémunération et du taux de conversion applicable au moment de la retraite.
Prestations surobligatoires
De nombreuses caisses de pension offrent des prestations supérieures au minimum légal.
Supposons par exemple que l’intégralité du salaire de 95 000 francs de Mme Siegrist soit assurée et qu’aucune déduction de coordination ne soit appliquée.
Avec une bonification de vieillesse de 15 pour cent et, dans cet exemple, une répartition par moitié entre l’employeur et l’employée, la retenue mensuelle de Mme Siegrist s’élèverait à environ:
95 000 × 15% ÷ 2 ÷ 12 = environ 594 francs.
Avec la contribution identique de l’employeur, environ 1 188 francs seraient ainsi épargnés chaque mois.
Dans notre exemple, le capital disponible à la retraite atteindrait environ 463 000 francs.
Si la caisse applique un taux de conversion de 5,5 pour cent, la rente annuelle serait d’environ 25 465 francs, soit environ 2 122 francs par mois.
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Montant |
|---|---|
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Salaire annuel |
95 000 francs |
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Salaire assuré |
95 000 francs |
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Bonification de vieillesse à 49 ans |
15% |
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Épargne mensuelle totale |
1 188 francs |
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Part de l’employée |
594 francs |
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Part de l’employeur |
594 francs |
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Rente mensuelle estimée |
2 122 francs |
Pourquoi le taux de conversion est-il ici inférieur à 6,8 pour cent?
Le taux de conversion minimal légal de 6,8 pour cent s’applique à l’avoir de vieillesse obligatoire LPP. Pour la partie surobligatoire, les caisses de pension peuvent appliquer d’autres taux de conversion.
Dans une caisse enveloppante, il faut toutefois garantir que les prestations totales ne soient pas inférieures aux prestations minimales prévues par la LPP.
3. Quels sont les montants limites du 2e pilier en 2026?
Les montants suivants sont déterminants pour la prévoyance professionnelle obligatoire en 2026:
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Montant limite |
2026 |
|---|---|
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Salaire annuel minimum, seuil d’entrée |
22 680 francs |
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Déduction de coordination |
26 460 francs |
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Salaire coordonné minimal |
3 780 francs |
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Salaire coordonné maximal |
64 260 francs |
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Limite supérieure du salaire annuel LPP |
90 720 francs |
Seuil d’entrée
Une personne salariée dont le salaire annuel déterminant dépasse 22 680 francs est en principe soumise à l’assurance obligatoire LPP, pour autant que les autres conditions légales soient remplies.
Le seuil d’entrée correspond à 75 pour cent de la rente de vieillesse AVS annuelle maximale.
Déduction de coordination
La déduction de coordination sert à coordonner les prestations du premier et du deuxième pilier.
En 2026, elle s’élève à 26 460 francs.
Elle est soustraite du salaire déterminant afin de calculer le salaire coordonné dans le cadre du régime obligatoire LPP.
Toutes les caisses de pension ne l’appliquent toutefois pas de la même manière dans leurs prestations surobligatoires. Certaines réduisent la déduction ou y renoncent entièrement.
Salaire assuré
Prenons un salaire annuel brut de 76 460 francs.
Après déduction de la déduction de coordination de 26 460 francs, le salaire coordonné s’élève à:
76 460 − 26 460 = 50 000 francs.
Ce salaire constitue la base pour calculer les bonifications de vieillesse dans cet exemple.
Salaire coordonné minimal
Pour les personnes dont le salaire dépasse légèrement le seuil d’entrée, le calcul pourrait théoriquement conduire à un salaire coordonné très faible ou négatif.
La LPP prévoit donc un salaire coordonné minimal.
En 2026, celui-ci s’élève à 3 780 francs.
Limite supérieure LPP
Le salaire annuel pris en compte dans le régime obligatoire est plafonné.
En 2026, cette limite supérieure s’élève à 90 720 francs.
La partie du salaire dépassant ce montant ne doit pas obligatoirement être assurée selon la LPP. Une caisse de pension peut toutefois prévoir une couverture surobligatoire.
Salaire coordonné maximal
Le salaire coordonné maximal correspond à la limite supérieure LPP moins la déduction de coordination:
90 720 − 26 460 = 64 260 francs.
Il s’agit donc du salaire maximal assuré dans la partie obligatoire de la LPP en 2026.
4. Comment percevoir son avoir du 2e pilier à la retraite?
Plusieurs années avant la retraite, il est judicieux de réfléchir à la manière dont l’avoir de la caisse de pension devra être perçu.
Selon les possibilités prévues par la loi et le règlement de la caisse, trois formes principales entrent en ligne de compte:
- la rente;
- le capital;
- une combinaison de rente et de capital.
Le choix dépend notamment des besoins financiers, de la situation familiale, de la fiscalité, de la capacité de risque et des autres éléments du patrimoine.
Percevoir une rente
L’un des principaux avantages de la rente est la sécurité d’un revenu régulier à vie.
Le risque de longévité est assumé par la caisse de pension. Selon le règlement et la situation familiale, des prestations de survivants peuvent également être versées après le décès de la personne assurée.
La rente offre donc une grande prévisibilité.
Fiscalement, les rentes de la prévoyance professionnelle sont imposées comme revenu.
Percevoir le capital
En cas de versement en capital, l’avoir de la caisse de pension est transféré dans le patrimoine libre après paiement de l’impôt sur la prestation en capital.
Le capital peut ensuite être utilisé ou investi selon les besoins individuels, par exemple pour compléter le revenu à la retraite, amortir une hypothèque ou financer d’autres projets.
Cette flexibilité s’accompagne toutefois de responsabilités supplémentaires.
La personne retraitée assume elle-même le risque de placement et le risque de longévité. Elle doit donc planifier combien elle peut retirer de son patrimoine sans l’épuiser trop rapidement.
L’imposition d’un retrait en capital varie fortement selon le canton, la commune, le montant retiré et la situation personnelle. Il est donc préférable de calculer la charge fiscale concrète plutôt que d’utiliser un taux forfaitaire.
Pour approfondir la question du choix entre rente et capital, il est utile d’examiner l’ensemble de la situation patrimoniale et des besoins de revenu à la retraite.
Combiner rente et capital
Une troisième possibilité consiste à percevoir une partie de l’avoir sous forme de rente et le reste sous forme de capital.
Cette solution permet de combiner un revenu régulier avec davantage de flexibilité.
Une approche possible consiste à déterminer quelle partie des dépenses fixes doit être couverte par des revenus garantis ou relativement prévisibles. Le reste du patrimoine peut alors être conservé sous forme de capital.
La solution optimale dépend de la situation individuelle.
5. Dans quels cas peut-on retirer le 2e pilier par anticipation?
L’argent du deuxième pilier est destiné à la prévoyance vieillesse. Il ne peut donc pas être retiré librement avant la retraite.
Un versement anticipé ou en espèces est toutefois possible dans certaines situations prévues par la loi.
1. Acquisition d’un logement à usage propre
Les avoirs de la prévoyance professionnelle peuvent, sous certaines conditions, être utilisés pour financer un logement occupé durablement par son propriétaire.
Les règles sont définies dans le cadre de l’encouragement à la propriété du logement.
2. Passage à une activité indépendante
Une personne qui se met à son compte et qui n’est plus soumise à la prévoyance professionnelle obligatoire peut, sous certaines conditions, demander le versement en espèces de sa prestation de sortie.
Attention: la création d’une SA ou d’une Sàrl ne signifie généralement pas que la personne est indépendante au sens des assurances sociales si elle est employée par sa propre société.
3. Retraite anticipée
Un versement peut intervenir dans le cadre d’une retraite anticipée conformément aux dispositions légales et au règlement de la caisse de pension.
L’âge minimal et les possibilités concrètes dépendent notamment du règlement de l’institution de prévoyance.
4. Départ définitif de Suisse
Lors d’un départ définitif de Suisse, un versement en espèces peut être possible.
Les règles diffèrent toutefois selon le pays de destination. En particulier, lorsqu’une personne s’installe dans un État de l’UE ou de l’AELE et y reste soumise à une assurance obligatoire pour la vieillesse, l’invalidité et le décès, la partie obligatoire de la prestation de sortie ne peut en principe pas être versée en espèces.
5. Fin des rapports de travail
Lorsqu’une personne quitte son employeur sans entrer immédiatement dans une nouvelle caisse de pension, son avoir ne lui est normalement pas versé en espèces.
Il devient une prestation de libre passage et doit être transféré à une institution de libre passage.
Dans certaines situations, il est possible de répartir la prestation sur deux institutions de libre passage. Nous expliquons le fonctionnement dans notre article sur le splitting de l’avoir de libre passage.
6. Prestation de sortie de faible montant
Un versement en espèces peut également être possible lorsque la prestation de sortie est inférieure au montant annuel des cotisations personnelles de la personne assurée.
Les conditions doivent être vérifiées dans chaque cas.
Conclusion: le deuxième pilier mérite d’être compris
Pour beaucoup de personnes en Suisse, la caisse de pension représente l’un des éléments les plus importants de leur patrimoine. Pourtant, les mécanismes du deuxième pilier restent souvent mal compris.
Le montant de la future prestation dépend non seulement du salaire, mais aussi du plan de prévoyance de l’employeur, des cotisations, de la rémunération de l’avoir, des prestations surobligatoires et des conditions de la caisse de pension.
Deux personnes ayant le même salaire peuvent donc se retrouver avec des prestations de retraite sensiblement différentes.
Il vaut la peine de consulter régulièrement son certificat de prévoyance et de comprendre notamment le salaire assuré, l’avoir de vieillesse, les prestations projetées ainsi que les conditions applicables à un retrait en capital.
Et lorsqu’un rapport de travail prend fin, l’avoir du deuxième pilier ne disparaît pas: il est transféré dans le système de libre passage jusqu’à son transfert dans une nouvelle caisse de pension ou jusqu’à ce qu’une autre condition de versement soit remplie.
FAQ sur le deuxième pilier en Suisse
Qu’est-ce que le deuxième pilier?
Le deuxième pilier correspond à la prévoyance professionnelle. Il complète le premier pilier, notamment l’AVS, et permet aux personnes salariées assurées de constituer un capital vieillesse par l’intermédiaire de leur caisse de pension.
Qui doit être assuré dans le deuxième pilier?
En 2026, les salariés dont le salaire annuel déterminant dépasse 22 680 francs sont en principe soumis à l’assurance obligatoire LPP, pour autant que les autres conditions légales soient remplies.
Qui paie les cotisations à la caisse de pension?
L’employeur et les employés financent conjointement la prévoyance professionnelle. L’employeur doit prendre en charge au moins la moitié de l’ensemble des cotisations.
Qu’est-ce que la déduction de coordination?
La déduction de coordination permet de coordonner le salaire assuré dans le deuxième pilier avec les prestations du premier pilier. En 2026, elle s’élève à 26 460 francs dans le régime obligatoire LPP.
Quelle est la différence entre la partie obligatoire et la partie surobligatoire?
La partie obligatoire correspond aux prestations minimales prévues par la LPP. Une caisse de pension peut assurer des salaires plus élevés ou offrir des prestations supérieures. Cette partie supplémentaire est appelée prévoyance surobligatoire.
Peut-on retirer tout son deuxième pilier sous forme de capital?
La loi prévoit un droit à percevoir au moins un quart de l’avoir de vieillesse LPP sous forme de capital. De nombreuses caisses permettent un retrait plus important, voire intégral. Les possibilités concrètes dépendent notamment du règlement de la caisse de pension et des délais à respecter.
Que devient le deuxième pilier lors d’un changement d’emploi?
La prestation de sortie est généralement transférée directement dans la caisse de pension du nouvel employeur. Si aucune nouvelle caisse de pension n’est disponible, l’avoir doit être transféré à une institution de libre passage.
Peut-on retirer le deuxième pilier avant la retraite?
Oui, mais uniquement dans certaines situations prévues par la loi, par exemple pour financer un logement à usage propre, lors du passage à une activité indépendante, dans certaines situations de départ définitif de Suisse ou dans le cadre d’une retraite anticipée.
Sources
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Office fédéral des assurances sociales OFAS: Prévoyance professionnelle (LPP) et 3e pilier
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Fedlex: Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP)
Disclaimer: Les informations présentées dans cet article sont de nature générale et ne constituent ni un conseil juridique ou fiscal ni une recommandation de placement. Les prestations et possibilités de retrait dépendent notamment des dispositions légales applicables, du règlement de la caisse de pension et de la situation individuelle. Les montants indiqués correspondent à l’année 2026 et peuvent être adaptés ultérieurement.