Biais du survivant

Le biais du survivant, ou survivorship bias, apparaît lorsqu’une analyse ne tient compte que des placements qui ont réussi ou qui existent encore. Ceux qui ont échoué ou disparu sortent du champ d’observation. Les résultats historiques paraissent alors meilleurs qu’ils ne l’étaient réellement.

Les fonds en sont un exemple typique. Si l’on Ă©tudie la performance Ă  long terme de tous les fonds encore disponibles aujourd’hui, ceux qui ont Ă©tĂ© fermĂ©s ou fusionnĂ©s en raison de mauvais rĂ©sultats manquent peut-ĂŞtre dans les donnĂ©es. Il reste une proportion excessive de produits performants, et la performance historique moyenne s’en trouve surestimĂ©e.

Le biais du survivant concerne aussi les stratĂ©gies de placement et le backtesting. Si l’on teste une stratĂ©gie uniquement sur les actions qui figurent aujourd’hui dans un indice, on oublie les entreprises qui ont fait faillite, ont Ă©tĂ© rachetĂ©es ou ont quittĂ© l’indice entre-temps. Le regard en arrière devient plus flatteur que la rĂ©alitĂ© d’alors.

Ce biais ne touche pas seulement la performance. Les risques peuvent eux aussi ĂŞtre sous-estimĂ©s lorsque les observations les plus dĂ©favorables disparaissent d’un jeu de donnĂ©es. L’effet small firm en offre un exemple concret. Notre blog Effet small firm explique pourquoi le biais du survivant peut aussi fausser l’étude des rendements historiques des petites entreprises.

Qui n’étudie que les gagnants trouve étonnamment beaucoup de stratégies gagnantes. Le problème, ce sont généralement ceux qui ne sont jamais arrivés dans les données.

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