Le cashdrag désigne l'effet par lequel une part élevée de liquidités pèse sur la performance d'un portefeuille.
Si un portefeuille détient par exemple une part importante de son patrimoine en liquidités, alors que les actions ou les obligations génèrent des rendements nettement supérieurs, cette part de capital reste à la traîne par rapport aux placements investis. La performance de l'ensemble du portefeuille s'en trouve donc réduite.
L'ampleur du cashdrag dépend de la cash quote, du niveau des taux d'intérêt et du rendement des autres placements. En période de taux plus élevés, les liquidités peuvent elles-mêmes générer une rémunération attrayante, et l'effet devient alors proportionnellement plus faible.
Une position en liquidités n'est donc pas forcément désavantageuse. Elle peut être nécessaire pour des retraits à venir, ou détenue volontairement dans le cadre de la stratégie de placement. Le problème survient surtout lorsque des montants importants restent non investis, sans objectif précis, pendant une période prolongée. Pour savoir pourquoi Descartes privilégie les obligations à la liquidité dans ses propres portefeuilles, consultez notre blog Pourquoi nous privilégions les obligations à la liquidité dans nos portefeuilles.
Le cashdrag ne décrit donc pas une forme de placement en soi, mais un coût d'opportunité potentiel au sein d'un portefeuille. Ce qui compte, ce n'est pas de détenir le moins de liquidités possible, mais seulement ce qui est réellement nécessaire.