Dans la prévoyance professionnelle, l’avoir de vieillesse ne croît pas uniquement grâce aux cotisations d’épargne des salariés et des employeurs. La rémunération y contribue aussi au fil des années.
Pour la partie obligatoire, le Conseil fédéral fixe un taux d’intérêt minimal LPP. Les caisses de pension doivent rémunérer l’avoir de vieillesse obligatoire au moins à ce taux. Celui-ci est réexaminé régulièrement et tient compte notamment de l’évolution de différents placements.
L’avoir de vieillesse surobligatoire en est distinct. Le taux minimal LPP ne s’y applique pas de la même manière. Sa rémunération dépend notamment du règlement, de la situation financière et de la politique de rémunération de chaque caisse de pension.
À long terme, la rémunération a un effet considérable sur le capital accumulé. Ce ne sont pas seulement les cotisations annuelles qui sont rémunérées. Les intérêts déjà crédités produisent eux-mêmes des intérêts les années suivantes. Les intérêts composés jouent donc aussi un rôle important dans le deuxième pilier.
Le taux minimal LPP ne garantit toutefois pas le maintien de la valeur réelle de l’avoir. Si l’inflation dépasse la rémunération, le pouvoir d’achat de l’avoir peut baisser malgré un intérêt crédité positif. Il ne faut pas non plus le confondre avec le taux d’intérêt technique (neu), qui sert à évaluer les engagements de la caisse.
Dans une caisse de pension, il vaut donc la peine de ne pas regarder seulement les cotisations versées. Sur plusieurs décennies, le mot discret de «rémunération» peut produire des chiffres considérables.