Intérêts composés

L'intérêt composé naît lorsque les intérêts obtenus ne sont pas versés, mais réinvestis. La période suivante génère ainsi des intérêts non seulement sur le capital initial, mais aussi sur les intérêts déjà crédités.

Un exemple simple illustre cet effet. En plaçant 10 000 francs à 5 pour cent par an, la première année génère 500 francs d'intérêt. Si ce montant reste investi, la deuxième année porte déjà intérêt sur 10 500 francs. Le capital atteint alors 11 025 francs. À chaque période supplémentaire, la base s'élargit encore un peu.

C'est précisément là que réside l'effet des intérêts composés: le capital ne croît pas de façon linéaire, mais de plus en plus vite. Trois facteurs sont ici déterminants: le capital investi, le rendement obtenu, et la durée pendant laquelle les revenus sont réinvestis.

Pour un placement à long terme, cet effet ne se limite pas aux intérêts classiques. Si des dividendes ou d'autres revenus de placement sont réinvestis en continu, eux aussi peuvent générer de nouveaux revenus à l'avenir. Le réinvestissement peut ainsi avoir une influence considérable sur l'évolution du patrimoine, à condition de disposer d'un horizon de placement suffisamment long.

Le même mécanisme joue toutefois aussi pour les coûts. Des frais prélevés chaque année sur le patrimoine ne peuvent, eux non plus, plus générer de rendement futur. De petites différences de coûts peuvent ainsi peser bien plus lourd sur plusieurs décennies que ne le suggère un simple coup d'œil au pourcentage annuel.

Albert Einstein qualifiait l'effet des intérêts composés de «huitième merveille du monde». Pour aller plus loin, consultez notre blog sur les intérêts composés.

Dans l'intérêt composé, ce n'est pas seulement le capital qui travaille. Avec suffisamment de temps, ce que ce capital a déjà rapporté se met, lui aussi, progressivement au travail.

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