Amortissement direct

L’amortissement direct consiste Ă  rembourser une hypothèque par Ă©tapes. Chaque versement rĂ©duit la dette hypothĂ©caire et, en règle gĂ©nĂ©rale, les intĂ©rĂŞts futurs. Sur une hypothèque de 600 000 francs, un amortissement direct de 10 000 francs ramène la dette Ă  590 000 francs. Les intĂ©rĂŞts suivants sont calculĂ©s sur ce montant rĂ©duit.

On distingue souvent l’hypothèque de premier rang et celle de deuxième rang. C’est surtout la seconde qui doit être amortie, en général dans un délai de 15 ans et au plus tard à la retraite. Le remboursement abaisse aussi le taux d’avance, c’est-à-dire la part de la valeur du bien financée par l’hypothèque.

L’alternative est l’amortissement indirect. Le montant convenu ne rĂ©duit pas la dette mais est versĂ©, par exemple, sur un compte du pilier 3a nanti en faveur de la banque. L’hypothèque reste d’abord inchangĂ©e, tandis qu’un capital de prĂ©voyance se constitue en parallèle et pourra servir plus tard au remboursement. La variante la plus avantageuse dĂ©pend des taux hypothĂ©caires, de la situation fiscale personnelle, du rendement attendu de l’avoir de prĂ©voyance et de l’horizon de placement.

La décision d’amortir ne se prend pas indépendamment de la prévoyance. L’argent affecté au remboursement ne peut plus être placé à long terme. Une hypothèque plus basse allège en revanche les charges de logement, ce qui compte surtout à la retraite. Hypothèque, avoirs de prévoyance et revenus futurs doivent donc être considérés ensemble. L’amortissement direct, c’est moins de dettes. Savoir si moins de dettes est automatiquement la meilleure solution est une autre question.

Retour Ă  la page du glossaire