Simulation de Monte-Carlo. Donner des contours à l’incertitude.
Combien vaudra votre portefeuille dans dix ans? Un chiffre unique serait pratique. Il serait aussi bien incomplet. La simulation de Monte-Carlo explore de nombreuses évolutions possibles pour montrer l’étendue des résultats. Chez Descartes, nous l’utilisons pour mieux évaluer les rendements potentiels et les risques des placements. L’avenir ne se laisse pas mettre en cellule. Même dans un très bon tableur.
L’essentiel en bref
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La simulation de Monte-Carlo utilise des tirages aléatoires pour calculer de nombreux parcours possibles.
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Ses résultats dépendent du modèle et des hypothèses de rendement, de fluctuations et de relations entre les placements.
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Elle aide à examiner la dispersion des résultats, le risque de perte ou les chances d’atteindre un objectif.
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Multiplier les calculs réduit l’erreur liée aux tirages, sans corriger des hypothèses mal choisies.
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Les résultats éclairent une décision. Ils ne garantissent pas l’évolution réelle du portefeuille.
Des hypothèses aux scénarios
Tout commence par un modèle. Pour un portefeuille, on définit notamment le rendement attendu, la volatilité et la corrélation des placements. La première mesure l’ampleur des fluctuations. La seconde décrit le lien entre leurs évolutions.
Le programme tire ensuite des rendements au hasard selon les règles retenues et calcule un parcours du patrimoine. Puis il recommence. Pour une simulation sur plusieurs années, les périodes sont enchaînées. Selon le besoin, le calcul peut intégrer des versements, des retraits et des frais. La présentation de la méthode par IBM, en anglais, détaille ce principe d’échantillonnage répété.
L’ensemble des parcours forme une distribution de résultats. On peut alors examiner la fréquence à laquelle le patrimoine simulé passe sous un seuil ou atteint un objectif. Le hasard intervient dans un cadre défini. La qualité de ce cadre reste essentielle.
Lire une probabilité sans lui faire dire trop
Prenons un exemple entièrement fictif. Une simulation examine 10 000 parcours sur dix ans. Dans 8 000 cas, le patrimoine final atteint ou dépasse le montant visé. Dans les 2 000 autres, il reste en dessous. Ces chiffres servent uniquement à expliquer la lecture des résultats. Ils ne proviennent pas d’un calcul portant sur un portefeuille Descartes.
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Résultat de l’exemple |
Part |
Interprétation |
|---|---|---|
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Objectif atteint ou dépassé |
80% |
Le montant visé est atteint à l’échéance dans huit parcours simulés sur dix. |
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Objectif non atteint |
20% |
Le patrimoine final reste insuffisant dans un cinquième des parcours simulés. |
Les 80 pour cent décrivent le résultat du modèle. Ils ne constituent pas une promesse. Par ailleurs, manquer un objectif n’équivaut pas forcément à perdre du capital. Le patrimoine peut progresser sans atteindre le montant souhaité. Notre blog sur la probabilité de gain en investissant approfondit la lecture des chances de gain et des risques de perte.
Le résultat final ne raconte pas non plus tout le trajet. Un portefeuille peut terminer en hausse après avoir subi un recul important. En présence de retraits réguliers, l’ordre des rendements compte aussi. Des pertes au début de la période peuvent peser particulièrement lourd.
Un outil utile, à condition de regarder sous le capot
Sur la base d’hypothèses comparables, la simulation permet de confronter plusieurs portefeuilles ou plans d’épargne. On peut examiner l’effet d’un versement plus élevé, d’un horizon différent ou d’une hypothèse de rendement moins favorable. C’est là qu’elle devient intéressante pour la planification.
La principale limite vient du modèle lui-même. Les données historiques ne décrivent pas parfaitement l’avenir. Les fluctuations peuvent changer, tout comme les relations entre placements. Un modèle trop simplifié risque de sous-estimer les mouvements extrêmes.
Ces événements ne sont toutefois pas impossibles à intégrer. Des distributions adaptées et des scénarios de crise complémentaires permettent de les examiner. Ils ne révèlent ni la date ni la nature de la prochaine secousse. Faire tourner le programme un million de fois ne rend pas une hypothèse trop optimiste plus réaliste.
Chez Descartes, cette méthode contribue à l’évaluation des rendements et des risques potentiels. Le choix d’une stratégie demande aussi de tenir compte de vos projets, de votre situation financière et des pertes que vous pouvez supporter.
Questions fréquentes sur la simulation de Monte-Carlo
D’où vient le nom Monte-Carlo?
Il fait référence au lieu associé aux jeux de hasard. Le point commun est l’utilisation de l’aléatoire. Dans la simulation, celui-ci sert à étudier l’incertitude de manière structurée.
La valeur centrale correspond-elle à ce que je vais obtenir?
Elle donne un repère dans le modèle. Il faut préciser s’il s’agit de la moyenne ou de la médiane. Aucune des deux ne montre, à elle seule, l’écart entre les différents résultats possibles.
Davantage de simulations signifie-t-il davantage de fiabilité?
Un plus grand nombre de tirages peut rendre l’estimation moins sensible au hasard du calcul. Il n’améliore pas automatiquement les données de départ ni la pertinence des hypothèses.
Disclaimer: ce Blog fournit des informations générales et ne remplace pas un conseil personnalisé en placement, en finance, en fiscalité ou en droit. Les simulations et probabilités reposent sur des hypothèses et ne garantissent aucun résultat futur. L’exemple chiffré est entièrement fictif et purement pédagogique. L’évolution réelle peut s’écarter sensiblement des résultats du modèle. Les titres peuvent perdre de la valeur et les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Examinez toute décision selon votre situation personnelle. Malgré le soin apporté à la recherche, Descartes ne garantit pas l’exactitude, l’exhaustivité ou l’actualité des informations et décline toute responsabilité dans les limites autorisées par la loi.