L’impôt à la source est prélevé directement là où naît un revenu. La personne imposable reçoit donc un montant déjà amputé de l’impôt.
En Suisse, il concerne par exemple certains salariés qui ne disposent pas d’une autorisation d’établissement. L’employeur retient l’impôt dû directement sur le salaire et le verse à l’administration fiscale.
L’impôt à la source compte aussi pour la prévoyance. Les personnes imposées à la source se demandent notamment si elles peuvent déduire leurs versements au pilier 3a. C’est possible à certaines conditions, dans le cadre d’une taxation ordinaire ultérieure. Notre blog Déduction 3a en cas de retenue à la source en explique les détails.
Une autre forme d’imposition à la source touche les revenus du capital. Sur des actions étrangères, une partie des dividendes peut être retenue dès le pays d’origine de l’entreprise. Selon le pays, la convention de double imposition et le véhicule de placement, une partie de cette retenue peut être récupérée ou imputée. Dans la prévoyance, ce point est parfois présenté comme un critère de choix décisif. Notre blog La retenue à la source dans la prévoyance n’est pas déterminantemontre quel est son effet réel sur le rendement à long terme et quels autres facteurs comptent.
Il ne faut pas confondre l’impôt à la source au sens large avec l’impôt anticipé suisse. Lui aussi est prélevé à la source, mais il remplit une fonction spécifique dans le système fiscal suisse.
Avec l’impôt à la source, l’argent n’arrive jamais entièrement sur le compte. C’est pratique sur le plan fiscal. Sur le plan financier, c’est un peu moins généreux.