L’overtrading désigne le fait d’acheter et de vendre des titres de manière excessive. Une activité de négoce trop intense peut peser sur le rendement à long terme, surtout lorsqu’elle entraîne des frais supplémentaires ou que les décisions se laissent guider par les mouvements de court terme et les émotions.
Les inconvénients sont multiples. Chaque achat et chaque vente peut engendrer du courtage, des droits de bourse et d’autres frais de transaction, qui rognent d’autant plus le rendement net que l’on négocie souvent. S’y ajoute le spread entre prix d’achat et prix de vente, un coût indirect qui pèse plus lourd à chaque transaction. Entrer et sortir fréquemment suppose aussi de trouver à répétition le bon moment, au risque de manquer des phases de hausse importantes. Celui qui alterne souvent entre positions investies et liquidités reste en outre moins longtemps entièrement investi, ce qui peut freiner l’effet des intérêts composés.
Les émotions et les biais cognitifs favorisent souvent ce comportement, qu’il s’agisse du FOMO, de l’aversion aux pertes ou de la surconfiance.
Négocier souvent n’est pas forcément une erreur. Ce qui compte, c’est que les transactions suivent une stratégie de placement cohérente et ne soient pas surtout une réaction aux fluctuations de court terme. L’overtrading fait partie des comportements étudiés par la finance comportementale.