En Suisse, les prêteurs financent en général au maximum 80 pour cent de la valeur vénale d’un bien immobilier. Cette hypothèque se divise souvent en deux parts. L’hypothèque de premier rang couvre les premiers 65 pour cent environ de la valeur du bien, l’hypothèque de deuxième rang le solde jusqu’à 80 pour cent.
L’hypothèque de premier rang n’est soumise à aucune obligation d’amortissement. Elle peut en principe être maintenue sans limite de durée, alors que la part de deuxième rang doit être remboursée dans un délai déterminé, en général 15 ans et au plus tard à la retraite. Pour réduire le premier rang, il faut un amortissement direct ou indirect volontaire.
Comme la banque court un risque plus faible sur cette tranche, les conditions y sont souvent plus avantageuses. Le premier rang n’est toutefois pas un modèle de taux en soi. Il peut être conclu sous forme d’hypothèque à taux fixe, d’hypothèque SARON ou d’une combinaison des deux.