Interactive Brokers et VWCE: pourquoi un bon ETF ne suffit pas à définir une stratégie patrimoniale

Quiconque s’informe sur l’investissement via Reddit, les forums financiers ou les réseaux sociaux finit tôt ou tard par rencontrer la même recommandation: ouvrir un compte chez Interactive Brokers, acheter le Vanguard FTSE All-World UCITS ETF (VWCE) et rester investi à long terme.

Pour de nombreux investisseurs en Suisse, cette combinaison est presque devenue une référence. Et ce n’est pas sans raison. Interactive Brokers donne accès à de nombreux marchés internationaux à des coûts compétitifs, tandis que VWCE permet d’investir, avec un seul ETF, dans plusieurs milliers d’entreprises à travers le monde.

Pour qui souhaite investir à faible coût et avec une large diversification, la solution est séduisante.

Mais elle a une limite importante: elle répond à la question de savoir dans quel instrument investir, pas à celle de savoir si cet investissement correspond à votre situation financière globale.

En bref

  • Interactive Brokers et VWCE peuvent constituer une excellente combinaison pour les investisseurs en Suisse.

  • Un ETF ne remplace toutefois pas une stratégie patrimoniale.

  • Les frais ne sont qu’un élément parmi d’autres. L’allocation d’actifs, les besoins de liquidités, la prévoyance, les risques de change et les objectifs personnels sont tout aussi importants.

  • Les recommandations trouvées sur Reddit ou dans des forums financiers peuvent fournir de bonnes pistes de réflexion, mais elles ne connaissent jamais l’ensemble de votre situation.

  • La valeur ajoutée d’une gestion de fortune professionnelle réside précisément dans cette vue d’ensemble: construire une stratégie adaptée au patrimoine, aux objectifs et à la situation personnelle.

Pourquoi Interactive Brokers et VWCE sont-ils si souvent recommandés?

La popularité de cette combinaison n’a rien de surprenant.

Ces dernières années, investir est devenu beaucoup plus simple et moins coûteux pour les particuliers. Ce qui était autrefois surtout accessible à une clientèle fortunée de banque privée est aujourd’hui à la portée de presque tout le monde: marchés internationaux, ETF largement diversifiés et frais relativement faibles.

Pour les investisseurs qui gèrent eux-mêmes leur portefeuille et accordent une grande importance aux coûts, Interactive Brokers et VWCE constituent donc une option logique.

Le courtier offre un accès à de nombreuses places boursières avec des frais de transaction compétitifs. De son côté, le Vanguard FTSE All-World UCITS ETF investit dans des marchés développés et émergents et couvre ainsi une grande partie du marché mondial des actions.

Du point de vue de la construction d’un portefeuille, plusieurs arguments plaident en faveur de cette solution:

  • large diversification mondiale;

  • faibles frais courants (TER);

  • mise en œuvre simple;

  • stratégie facile à comprendre et à suivre sur le long terme.

Il y a peu à redire à ces principes.

Le problème apparaît lorsqu’une bonne idée d’investissement devient une stratégie présentée comme valable pour tout le monde.

Investir est devenu plus simple. Planifier son patrimoine ne l’est pas

La facilité avec laquelle il est aujourd’hui possible d’acheter des ETF peut donner l’impression que la constitution d’un patrimoine est devenue simple.

Quelques clics suffisent pour acheter des titres. Des investissements réguliers peuvent être automatisés. Un portefeuille mondial peut être construit en quelques minutes.

Mais les décisions les plus difficiles interviennent avant même le choix d’un ETF.

Quelle part du patrimoine devrait être investie en actions? 40 pour cent? 80 pour cent? Quel montant doit rester disponible au cours des prochaines années? Quel rôle jouent la caisse de pension, le pilier 3a, un bien immobilier ou une hypothèque existante? Quelle dépendance aux marchés boursiers est acceptable?

Même le meilleur ETF ne répond à aucune de ces questions.

Une stratégie patrimoniale comporte donc deux niveaux.

Le premier concerne le choix des instruments permettant d’investir, par exemple des ETF.

Le second consiste à déterminer quelle place ces instruments doivent occuper dans l’ensemble du patrimoine.

C’est souvent ce deuxième niveau qui détermine si une stratégie reste adaptée à long terme.

Un exemple concret tiré de Reddit

Une publication dans une communauté suisse sur Reddit montre à quelle vitesse une idée générale d’investissement peut devenir une recommandation très concrète.

Une femme de 49 ans y présente sa situation financière et demande l’avis des autres membres.

Elle dispose d’environ:

  • 100 000 francs de liquidités;

  • 43 000 francs dans un portefeuille UBS Managed Growth;

  • 65 000 francs dans le pilier 3a auprès d’UBS et de VIAC;

  • 7 500 francs dans le Vanguard FTSE All-World UCITS ETF (VWCE) via Interactive Brokers.

Elle investit en outre 500 francs par mois et n’a pas de dettes.

Ce qui est intéressant n’est pas seulement sa situation financière. Sa stratégie correspond déjà largement à ce qui est régulièrement recommandé dans de nombreuses communautés financières suisses: un courtier bon marché, un ETF mondial et une approche à long terme.

Nous ne savons évidemment pas si Reddit a influencé ses décisions. Mais l’exemple montre à quel point certaines recommandations sont devenues courantes.

Peu après la publication de son message, elle reçoit de nombreuses réponses.

Plusieurs personnes lui conseillent de vendre son portefeuille UBS, de transférer l’intégralité de son pilier 3a chez VIAC et d’investir encore plus systématiquement dans VWCE via Interactive Brokers.

D’autres évoquent la formule bien connue dans certaines communautés d’investisseurs: «VT & Chill». Autrement dit, investir de manière aussi simple que possible, puis éviter les interventions inutiles.

Mais certaines réponses sont plus nuancées.

Elles commencent par poser des questions sur son horizon de placement, ses dépenses, sa tolérance au risque, ses projets de retraite et ses objectifs personnels. Plusieurs participants soulignent qu’il est difficile de formuler une recommandation sérieuse sans ces informations et suggèrent une planification financière plus complète.

C’est précisément cette diversité de réponses qui rend l’exemple intéressant.

Les mêmes chiffres peuvent conduire à des recommandations totalement différentes.

Un seul message publié sur Reddit ne suffit donc pas à définir une stratégie patrimoniale individuelle.

Quelles informations manquent dans cette publication?

À première vue, la situation semble relativement bien documentée. Nous connaissons les liquidités, la taille du portefeuille, le pilier 3a et le montant investi chaque mois.

Mais plusieurs informations essentielles à une décision de placement manquent.

Nous ne savons pas:

  • à quel âge cette personne souhaite prendre sa retraite;

  • quel est le montant de ses dépenses annuelles;

  • si elle prévoit des investissements importants;

  • quelles obligations financières l’attendent dans les prochaines années;

  • quel est son avoir dans la caisse de pension;

  • comment elle réagirait réellement à une forte baisse des marchés.

Peut-être souhaite-t-elle acheter un logement.

Peut-être envisage-t-elle une retraite anticipée dans dix ans.

Peut-être aura-t-elle besoin d’une partie de son patrimoine dans quelques années pour financer la formation de ses enfants ou créer une entreprise.

Tous ces éléments influencent la manière dont son patrimoine devrait être structuré.

Ainsi, 100 000 francs de liquidités peuvent être excessifs dans une situation et parfaitement justifiés dans une autre.

De la même manière, une forte proportion d’actions peut être adaptée ou présenter un risque inutile.

Sans connaître le contexte personnel, il est impossible de le déterminer sérieusement.

C’est là que se situe la différence entre une recommandation générale et une stratégie patrimoniale professionnelle.

Une discussion communautaire commence souvent par la question: quel produit choisir?

Une gestion de fortune structurée commence plutôt par: quelle stratégie convient à cette personne?

Ce n’est qu’ensuite que se pose la question des instruments permettant de la mettre en œuvre.

Approche DIY / Reddit

Gestion de fortune professionnelle

Choisir un courtier bon marché

Analyser l’ensemble du patrimoine

Acheter un ETF mondial

Définir une allocation d’actifs adaptée

Réduire les liquidités

Planifier individuellement les besoins de liquidités

Rester investi à long terme

Adapter la stratégie aux objectifs et à la situation personnelle

Optimiser les frais

Considérer ensemble risque, prévoyance, immobilier et devises

Suivre les recommandations d’une communauté

Évaluer les décisions dans leur contexte personnel

Interpréter soi-même les mouvements de marché

Tenir compte des biais comportementaux

Maintenir soi-même la discipline

Disposer d’un interlocuteur professionnel

Les devises et la fiscalité font aussi partie de la stratégie

Les discussions sur les ETF se concentrent souvent sur les frais, la performance et la diversification.

Mais d’autres éléments méritent également une attention particulière.

Le risque de change en est un exemple.

Le Vanguard FTSE All-World UCITS ETF (VWCE) investit dans des entreprises du monde entier et n’est pas couvert contre les fluctuations du franc suisse.

Pour un investisseur qui mesure son patrimoine et ses dépenses en francs, les variations des devises peuvent donc influencer la performance exprimée en francs suisses.

Il faut toutefois distinguer la devise de négociation ou la devise de référence d’un fonds de son exposition économique réelle aux devises. Celle-ci dépend principalement des actifs détenus par le fonds et des revenus générés par les entreprises sous-jacentes.

Une exposition internationale aux devises n’est pas nécessairement un désavantage. Elle peut contribuer à la diversification.

Mais si les revenus, les dépenses courantes et les futurs besoins de capital sont principalement libellés en francs suisses, cette exposition doit être considérée dans le contexte de l’ensemble du patrimoine.

Il en va de même pour la fiscalité.

Le choix d’un courtier ou d’un ETF peut avoir des conséquences fiscales selon, notamment, le domicile du fonds, les conventions applicables en matière d’impôt à la source et la situation fiscale de l’investisseur.

Pour de nombreux investisseurs, ces différences ne constituent pas le facteur déterminant.

Mais à mesure que le patrimoine augmente, même de petits écarts peuvent devenir plus significatifs pour le rendement net.

Une stratégie patrimoniale ne se limite donc pas au produit. Elle considère l’ensemble de la situation.

Pourquoi Reddit reste malgré tout utile

Cela ne signifie pas que Reddit ou les autres communautés financières soient de mauvaises sources d’information.

Bien au contraire.

De nombreuses discussions sont techniquement solides. Les investisseurs partagent leurs expériences, comparent les courtiers, analysent les coûts des ETF et débattent des avantages et inconvénients de différentes stratégies.

Pour qui souhaite approfondir ses connaissances financières, ces communautés peuvent être très utiles.

Le problème apparaît lorsque des recommandations générales sont appliquées sans tenir compte du contexte.

La personne qui rédige un commentaire sur Reddit ne connaît généralement ni votre revenu, ni l’ensemble de votre patrimoine, ni votre situation familiale, ni votre prévoyance, ni votre capacité à prendre des risques, ni vos objectifs personnels.

Elle répond donc souvent, sans forcément s’en rendre compte, à une autre question:

Que ferais-je personnellement dans cette situation?

Ce n’est pas la même chose que déterminer quelle stratégie vous convient.

Quand le consensus devient une vérité apparente

Les enseignements de la finance comportementale sont particulièrement intéressants à cet égard.

Les décisions financières ne sont pas toujours parfaitement rationnelles. Nous avons notamment tendance à nous orienter vers le comportement et les opinions des autres. Ce phénomène est souvent qualifié de comportement grégaire, ou herding.

Plus une recommandation apparaît souvent, plus elle semble crédible.

Si Interactive Brokers est recommandé dans des dizaines de discussions et que VWCE est présenté dans de nombreux messages comme une solution idéale, il devient facile de considérer cette combinaison comme objectivement supérieure.

Mais ce consensus peut aussi refléter les préférences d’une communauté particulière.

Cela ne signifie pas que la recommandation soit mauvaise.

Des coûts faibles, une large diversification et un horizon de placement à long terme constituent des principes solides.

L’erreur consiste plutôt à supposer qu’un bon principe général constitue automatiquement la meilleure solution pour chaque personne.

Une bonne stratégie patrimoniale ne devient pas bonne parce qu’un grand nombre d’investisseurs sont du même avis.

Elle devient pertinente lorsqu’elle correspond à la situation financière de la personne concernée.

Plus de connaissances, mais parfois aussi trop de confiance

Un deuxième biais comportemental joue un rôle important: l’excès de confiance, ou overconfidence.

Une personne qui étudie les ETF, écoute des podcasts, lit des ouvrages spécialisés et suit régulièrement des forums financiers acquiert progressivement de solides connaissances.

C’est positif.

Mais avec l’augmentation des connaissances peut aussi progresser la confiance dans sa capacité à évaluer seule des décisions financières complexes.

Le problème n’est pas nécessairement un manque de connaissances sur les marchés financiers.

Il réside dans le fait qu’une décision patrimoniale dépend de beaucoup plus que des marchés.

Les besoins de liquidités, la prévoyance, la fiscalité, les devises, les objectifs personnels, la situation familiale et la capacité psychologique à supporter des pertes sont également déterminants.

Cette complexité ne disparaît pas simplement parce que l’on sait comparer deux ETF.

Une gestion patrimoniale professionnelle ne s’arrête donc pas au choix des produits. Elle relie les marchés financiers à la situation personnelle de l’investisseur.

C’est souvent là que se trouve sa véritable valeur ajoutée.

Pourquoi l’allocation d’actifs compte davantage que le choix d’un ETF

L’allocation d’actifs joue un rôle central dans le niveau de risque et le comportement à long terme d’un portefeuille.

Un bon ETF peut être un excellent instrument.

Mais il ne répond qu’à une partie de la question.

La décision fondamentale consiste à déterminer comment l’ensemble du patrimoine doit être structuré.

L’allocation d’actifs joue un rôle central dans le niveau de risque et le comportement à long terme d’un portefeuille. La répartition entre actions, obligations, liquidités et autres catégories d’actifs influence fortement les fluctuations auxquelles un investisseur sera exposé.

Une stratégie de placement professionnelle ne commence donc pas par la recherche du «meilleur ETF».

Elle commence par des questions plus fondamentales:

  • Quelle part du patrimoine peut être investie en actions?

  • Quelle réserve de liquidités est nécessaire?

  • Quel rôle jouent la caisse de pension et le pilier 3a?

  • Faut-il réduire une hypothèque ou la conserver?

  • Quelle exposition aux devises est acceptable?

  • Quels objectifs financiers doivent être atteints dans cinq, dix ou vingt ans?

Ce n’est qu’une fois ces questions clarifiées qu’il devient possible de sélectionner les instruments les plus efficaces.

Un ETF mondial peut parfaitement être l’un de ces instruments.

Mais il est alors la conséquence d’une stratégie, et non son point de départ.

Le véritable défi commence après l’achat

Les décisions de placement semblent souvent simples lorsque les marchés montent.

Le portefeuille progresse, les fluctuations paraissent supportables et rester investi à long terme semble aller de soi.

Dans ces périodes, il est facile de se considérer comme très tolérant au risque.

Le véritable test commence lorsque les marchés chutent fortement.

Un portefeuille peut perdre 20 ou 30 pour cent de sa valeur en quelques mois. Ce qui ressemblait jusque-là à un chiffre abstrait dans un questionnaire de risque devient soudain très concret.

C’est à ce moment que l’on découvre si la stratégie correspond réellement à l’investisseur.

La finance comportementale permet notamment d’expliquer ce phénomène par l’aversion aux pertes.

Une perte financière est généralement ressentie plus fortement qu’un gain de même ampleur.

Lorsque les marchés progressent, les investisseurs peuvent interpréter cette évolution comme une confirmation de leur stratégie.

Lorsque les cours chutent fortement, le doute apparaît.

Certains vendent alors leurs positions ou attendent un retour au calme avant de réinvestir.

Sur le moment, ces décisions peuvent sembler raisonnables.

Mais modifier une stratégie à la suite d’une réaction émotionnelle peut compromettre un plan d’investissement conçu pour le long terme.

La discipline vaut souvent davantage que la prochaine idée d’investissement

La gestion de fortune est parfois associée aux prévisions de marché ou à la recherche du prochain placement particulièrement prometteur.

Sa valeur ajoutée peut pourtant se situer ailleurs.

Une stratégie bien construite doit pouvoir être maintenue lorsque les émotions ou les mouvements de marché incitent à s’en écarter.

Cela ne signifie pas qu’un portefeuille ne doit jamais être adapté.

Des changements peuvent être nécessaires lorsque les objectifs évoluent, que la structure du patrimoine se modifie ou qu’une nouvelle étape de vie commence.

La distinction essentielle réside dans la raison de l’ajustement.

Modifier une stratégie parce que la situation personnelle a changé est très différent de la modifier en réaction à une baisse des marchés ou à une actualité financière.

Ce rôle de discipline et d’accompagnement est souvent sous-estimé.

Gérer un patrimoine ne consiste pas seulement à gérer un portefeuille

Plus le patrimoine devient important, plus les différents éléments financiers sont interdépendants.

Un portefeuille de titres ne peut alors plus être considéré isolément.

La part d’actions influence les besoins de liquidités.

L’achat d’un bien immobilier modifie la structure de risque.

Une évolution du revenu ou de la prévoyance influence la planification à long terme.

La fiscalité peut également prendre davantage d’importance.

Une approche patrimoniale globale peut notamment intégrer:

  • les portefeuilles de titres;

  • la caisse de pension;

  • le pilier 3a;

  • les liquidités;

  • l’immobilier;

  • les hypothèques;

  • la situation fiscale;

  • les risques de change;

  • la planification de la prévoyance et de la succession.

Un ETF peut constituer un élément important de cette structure.

Il ne remplace pas la structure elle-même.

Quand investir soi-même peut être la bonne solution

Tout cela ne signifie pas qu’il soit nécessaire de confier son patrimoine à un professionnel.

Pour de nombreuses personnes, gérer elles-mêmes leurs investissements est une solution parfaitement pertinente.

Un investisseur qui connaît bien sa situation financière, dispose d’une stratégie réfléchie et reste discipliné pendant les périodes difficiles peut construire un portefeuille efficace avec des ETF à faibles coûts.

C’est précisément pour cette raison que des solutions comme Interactive Brokers et VWCE jouissent d’une bonne réputation.

Elles permettent de mettre en œuvre une stratégie d’investissement mondiale de manière relativement simple et à des coûts compétitifs.

La condition reste toutefois la même:

une bonne solution ETF n’est pas automatiquement une bonne stratégie patrimoniale.

La différence ne réside pas dans le produit.

Elle réside dans la planification.

Investir simplement, décider stratégiquement

La démocratisation des ETF à faibles coûts a profondément transformé l’investissement.

Aujourd’hui, un particulier peut construire en quelques clics un portefeuille mondialement diversifié. Il y a quelques décennies encore, un tel accès était nettement moins évident.

C’est une évolution positive.

Mais investir simplement ne signifie pas que la planification patrimoniale soit devenue simple.

Le choix d’un courtier ou d’un ETF reste un outil.

Pour savoir comment utiliser cet outil, il faut répondre à d’autres questions.

Quelle part d’actions est appropriée? Quelle réserve de liquidités faut-il conserver? Quel rôle jouent la caisse de pension, le pilier 3a, l’immobilier, les hypothèques et la fiscalité? Et surtout, la stratégie restera-t-elle supportable si les marchés baissent fortement pendant une période prolongée?

Ce n’est qu’après avoir répondu à ces questions que l’on peut déterminer si Interactive Brokers et le Vanguard FTSE All-World UCITS ETF correspondent réellement à la situation personnelle.

Pour certains investisseurs, la réponse sera oui.

Pour d’autres, une structure patrimoniale différente sera plus appropriée.

L’essentiel n’est donc pas de savoir quelle stratégie est la plus souvent recommandée dans une communauté.

Il faut déterminer laquelle correspond aux objectifs, aux obligations financières, à l’horizon de placement et à la capacité de risque de l’investisseur.

C’est précisément ce qui distingue une bonne idée d’investissement d’une stratégie patrimoniale durable.

Questions fréquentes

Interactive Brokers convient-il aux investisseurs en Suisse?

Interactive Brokers est apprécié de nombreux investisseurs qui gèrent eux-mêmes leur portefeuille, notamment en raison de ses frais compétitifs et de son large accès aux marchés internationaux. Savoir s’il s’agit du bon courtier dépend toutefois des besoins de l’investisseur et de la manière dont le compte s’intègre dans sa stratégie patrimoniale.

Le Vanguard FTSE All-World UCITS ETF (VWCE) est-il adapté aux investisseurs en Suisse?

VWCE permet d’obtenir, avec un seul ETF, une large diversification sur les marchés développés et émergents. Il peut donc constituer une solution intéressante pour des investisseurs orientés vers le long terme. Il n’est toutefois pas couvert contre le franc suisse et doit être évalué dans le contexte de l’ensemble du patrimoine.

Interactive Brokers et un ETF mondial suffisent-ils pour investir à long terme?

Pour certains investisseurs disciplinés, cette combinaison peut être suffisante pour mettre en œuvre leur portefeuille de titres. Mais la stratégie patrimoniale comprend également l’allocation d’actifs, les liquidités, la prévoyance, la fiscalité, l’horizon de placement et la capacité de risque.

Faut-il vendre un portefeuille géré activement pour investir entièrement dans des ETF?

Il n’existe pas de réponse générale. La décision dépend notamment des coûts du portefeuille existant, de sa composition, des conséquences fiscales éventuelles, de l’horizon de placement, de la capacité de risque et de la situation patrimoniale globale. Une comparaison ne devrait donc pas se limiter aux frais.

Combien de liquidités faut-il conserver en plus de ses ETF?

Il n’existe pas de montant optimal valable pour tout le monde. La réserve dépend notamment du revenu, des dépenses, de la stabilité professionnelle, des investissements prévus et de l’horizon temporel. Ainsi, 100 000 francs peuvent représenter une réserve excessive pour une personne et un montant parfaitement justifié pour une autre.

Les conseils d’investissement sur Reddit et les forums financiers sont-ils utiles?

Oui, ils peuvent l’être. Les communautés financières offrent souvent des comparaisons, des expériences et des discussions de qualité. Mais les personnes qui répondent ne connaissent généralement pas l’ensemble de la situation financière, des objectifs et de la capacité de risque de l’investisseur. Ces informations peuvent donc aider à réfléchir, mais elles ne constituent pas une stratégie individuelle.

Quelle peut être la valeur ajoutée d’une gestion de fortune lorsque les ETF permettent déjà d’investir à faible coût?

Les ETF permettent de mettre en œuvre efficacement certaines décisions de placement. Une gestion de fortune traite une question plus large: comment structurer l’ensemble du patrimoine? Cela peut inclure l’allocation d’actifs, la prévoyance, les liquidités, les risques de change, la fiscalité ainsi que l’accompagnement de la stratégie dans le temps.

Disclaimer: Cet article est fourni à titre d’information générale uniquement. Il ne constitue ni un conseil en placement, ni un conseil fiscal ou juridique, ni une recommandation d’acheter, de vendre ou de détenir un instrument financier. La pertinence d’une stratégie dépend notamment de la situation financière, des objectifs, de l’horizon de placement et de la capacité de risque de chaque investisseur.